Questions, Réponse & Ressources
Q. À combien s’élèvent les taux de cancer au Canada?
Environ un Canadien sur deux sera atteint d’un cancer et un sur quatre mourra de la maladie, et le risque est légèrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes.
Au Canada, selon les taux d’incidence actuels de la maladie, 40 % des femmes et 45 % des hommes développeront un cancer au cours de leur vie. On prévoit qu’un homme sur sept recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie et qu’un sur 28 en mourra. On prévoit également qu’une femme sur neuf développera un cancer du sein au cours de sa vie et qu’une sur 29 en mourra. On prévoit également qu’une femme sur neuf développera un cancer du sein au cours de sa vie et qu’une sur 29 en mourra. Cliquez ici pour plus de détails.
Les coûts reliés au cancer drainent considérablement notre économie. En effet, en 2004, on a estimé que les coûts directs et indirects du cancer grevaient l’économie canadienne de 17,1 milliards de dollarsi.
Q. Comment puis-je contribuer à prévenir le cancer?
Comme le formule la Société canadienne du cancer dans son site Web, , il existe certains facteurs de risque liés à des habitudes quotidiennes que vous pouvez changer. En effet, vous pouvez choisir de ne pas fumer, d’adopter un régime alimentaire sain, de réduire votre exposition aux rayons UV (ultraviolets) provenant du soleil ou d’appareils de bronzage intérieurs, et de prendre d’autres mesures préventives. Ce sont toutes de bonnes recommandations approuvées par Santé Canada. Toutefois, ces facteurs ne représentent pas une proportion considérable du risque d’avoir un cancer.
Les liens entre l’environnement et le cancer ne sont pas bien publicisés dans l’information que donne notre gouvernement au public. Les conseils sur la manière de limiter notre exposition aux cancérogènes connus sont incomplets. Nous devons réduire notre exposition aux cancérogènes en étant au courant de leur présence dans certains produits.
Q. Quel est le lien entre les produits chimiques et le cancer?
Les substances et les expositions qui peuvent provoquer un cancer sont dites cancérogènes. De plus en plus de travaux de recherche portent sur la manière dont les produits chimiques, le rayonnement et d’autres facteurs environnementaux sont cancérogènes. Pourtant, ce n’est toujours pas bien compris du public. Par exemple, à l’échelle mondiale, le cancer du sein est la principale cause de décès liés au cancer chez les femmes et nombre d’entre elles se demandent si elles sont génétiquement prédisposées à cette maladie. Néanmoins, on pense qu’environ seulement 5 à 10 % des cancers du sein sont liés à des changements héréditaires (mutations) dans certains gènesii. Nous savons que l’exposition aux produits chimiques courants contribue à l’incidence trop élevée du cancer du sein. De nombreuses substances chimiques ont des effets hormonaux oestrogéniques et les chercheurs ont découvert que notre exposition à ces substances dans l’utérus, en tant qu’enfant et en tant qu’adulte, est liée au développement du cancer du seiniii. Les causes du cancer sont complexes et interreliées. La figure ci-dessous provient du site Web du Breast Cancer Fund (fonds américain pour le cancer du sein), (en anglais seulement), et montre comment le rayonnement et les substances chimiques, ou substances chimiques perturbatrices du système endocrinien, qui affectent notre système hormonal sont liés au cancer du sein. La question se pose de savoir pourquoi cette information n’est pas rendue publique.

Q. Savons-nous quels produits chimiques sont liés au cancer?
Il existe plus de 80 000 produits chimiques en usage. Moins de 10 % d’entre eux ont été bien testés quant à leur effet sur l’environnement et sur l’humain. Cela signifie qu’il existe d’importantes lacunes dans les données concernant de nombreux produits chimiques en usage et que la plupart n’ont jamais été testés relativement au cancer. Parmi les types de produits chimiques dangereux en utilisation aujourd’hui, certains sont reconnus pour provoquer des modifications dans notre système hormonal, ce qui est particulièrement dangereux pour le développement du fœtus et celui des enfants. D’autres sont reconnus pour avoir des effets toxiques sur la reproduction ou sur le système nerveux. De l’information plus détaillée sur les perturbateurs endocriniens est disponible ici (en anglais seulement), sur le site Web de TEDX fondé par la Dre Theo Colborne, co-auteure de Our Stolen Future (notre avenir volé).
En raison de ces importantes lacunes, nous faisons probablement face à une plus grande exposition à des produits chimiques dangereux que nous le pensons. Les produits chimiques ayant déjà été testés et déclarés avoir un lien avec le cancer sont énumérés dans une liste internationale bien établie.
Depuis 1971, le Centre International de Recherche sur le Cancer, section de l’Organisation mondiale de la Santé, a publié une liste des cancérogènes reconnus, probables ou possibles. Cette liste d’agents provoquant le cancer est mise à jour annuellement et se trouve ici (en anglais seulement). Cependant, cette liste, tout comme la liste des ingrédients que l’on retrouve sur les cosmétiques, est utile et importante, mais elle n’est pas pratique pour le citoyen moyen, car elle ne fournit que le nom scientifique du produit chimique.
Aux États-Unis, le National Toxicology Program (programme national de toxicologie) publie non seulement une liste des cancérogènes connus et raisonnablement prévisibles chez l’humain, mais il publie également des UTILISATIONS et des VOIES D’EXPOSITION à ces substances chimiques, (en anglais seulement).
Cette information est plus utile au grand public. Elle donne des renseignements détaillés sur la manière dont les travailleurs, les consommateurs et les collectivités peuvent être exposés dans le lieu de travail, à partir des procédés de fabrication ou des produits de consommationiv.
Q. Si une substance est inscrite sur une liste, cela signifie-t-il qu’elle causera automatiquement un cancer chez une personne?
Les cancérogènes ne provoquent pas un cancer dans tous les cas, tout le temps. Les substances étiquetées cancérogènes peuvent avoir divers degrés de risque potentiel de causer un cancer. Certaines d’entre elles peuvent causer un cancer seulement après une exposition prolongée à des niveaux élevés. D’autres agissent à des niveaux très faibles, infinitésimaux, à l’intérieur de l’utérus prédisposant ainsi un humain au cancer à l’âge adulte. Pour une personne en particulier, le risque de développer un cancer dépend de nombreux facteurs, notamment la façon dont elle est exposée à un agent cancérogène, la durée et l’intensité de l’exposition et son bagage génétique. Ces scénarios d’exposition sont souvent fondés sur des tests qui analysent les effets d’une substance chimique chez une personne. En réalité, nous sommes exposés à de nombreuses substances chimiques mélangées et, souvent, constamment au cours de la journée. Les collectivités qui vivent près des usines qui émettent des substances cancérogènes dans l’air sont particulièrement touchées, tout comme le sont les ouvriers qui travaillent avec des produits chimiques dangereux. De nombreux produits d’entretien ménager contiennent des ingrédients dangereux. Un petit pas, mais un pas très important à faire afin de réduire l’utilisation des cancérogènes chimiques dans notre économie est de veiller à ce que nous, les gens du public, soyons conscients de la présence d’agents cancérogènes dans nos vies. Nous avons le droit de savoir.
Q. Comment puis-je savoir si je suis exposé à ces substances chimiques qui causent le cancer?
Actuellement, les Canadiens ne sont pas informés sur les substances cancérogènes connues ou soupçonnées de l’être qui se trouvent dans les produits de consommation, les aliments, les cosmétiques et les produits de soins personnels.
Les cosmétiques. Nous avons une liste des ingrédients sur les étiquettes des cosmétiques, ce qui est important, mais nous n’avons aucun moyen facile d’interpréter ce que ces listes signifient quant aux dangers inhérents à ces ingrédients, et nous ne savons pas si ces ingrédients ont été testés adéquatement afin de comprendre s’ils sont liés à une perturbation hormonale ou à un cancer. Le Canada va plus loin que les États Unis en publiant une « liste critique », liste des substances dont l’utilisation est restreinte dans les cosmétiques vendus au pays. Toutefois, contrairement à l’Union européenne qui prévoit expressément qu’aucun agent cancérogène n’est permis dans les cosmétiques, nous n’avons aucun moyen de savoir si cette liste interdit effectivement l’usage de tout cancérogène connu ou soupçonné de l’être. C’est parce que Santé Canada adopte une méthode fondée sur le risque, laquelle peut permettre l’utilisation d’une substance chimique dangereuse si l’exposition est considérée « sécuritaire ». Pour plus d’information, visitez notre page Web sur les cosmétiques.
Le lieu de travail. La Loi canadienne sur les produits dangereux établit une liste d’ingrédients dont on exige qu’ils soient mentionnés sur l’étiquette, ou que certains ingrédients soient divulgués, mais elle n’est destinée qu’à la main-d’œuvre. La Partie 1 de cette Loi a désormais été remplacée par la Loi sur la sécurité des produits de consommation (lire plus bas). De l’information supplémentaire est donnée aux travailleurs dans le Règlement sur les produits contrôlés. Le Règlement établit que tout fournisseur qui vend ou importe un produit contrôlé destiné à une utilisation dans un lieu de travail au Canada doit fournir une fiche signalétique aux travailleurs et étiqueter une substance si elle est corrosive, inflammable, réactive, toxique ou infectieuse, ou si elle produit des effets toxiques chroniques. Mais là encore, comme avec la Loi sur les produits dangereux, c’est destiné uniquement à la main-d’œuvre, dans le cadre du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail.
Les étiquettes de mise en garde du consommateur. Les étiquettes qui mentionnent « utiliser dans un endroit bien aéré » ou « nocif ou mortel en cas d’absorption » ne donnent aucune information au public quant aux ingrédients chimiques eux-mêmes et ne signalent pas non plus si ces derniers sont des cancérogènes connus ou soupçonnés d’être.
Les émissions toxiques dans notre environnement. Les Canadiens disposent de l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP), inventaire des 268 principaux polluants rejetés dans l’environnement qui comprend des agents cancérogènes. En tant que tel, il s’agit de l’unique inventaire établi au Canada qui soit légiféré et accessible au public, et dont le but est d’informer les gens du public sur les émissions dangereuses dans leurs collectivités et d’inciter l’industrie à réduire ces émissions.
Les entreprises comptant plus de dix employés présentent un rapport annuel qui consigne leurs rejets dans l’environnement de toute substance figurant dans l’inventaire en quantités dépassant dix tonnes et qui sont rejetées dans l’air, l’eau ou le sol. Pollution Watch (en anglais seulement), aide les citoyens à se servir des données de l’INRP et à savoir quelle province rejette le plus d’agents cancérogènes. Toutefois, comme le souligne Cancer Care Ontariov, le seuil limite de dix tonnes précisé dans l’INRP permet à de nombreuses industries d’éviter de déclarer des rejets de substances toxiques inférieurs à dix tonnes. Par exemple, de petites industries, comme le nettoyage à sec, l’électroplacage, les ateliers de carrosserie, rejettent des substances cancérogènes connues qui ne sont pas assujetties aux exigences de déclaration de l’INRP. Cet inventaire en ligne ne donne pas d’information sur la présence de substances chimiques dangereuses dans les produits.
La nouvelle Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation (la « Loi ») – ne considère pas les substances cancérigènes ou l’étiquetage.
Le 20 juin 2011, le gouvernement fédéral a présenté la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. Comma l’a annoncé la ministre Aglukkaq dans le communiqué de presse du gouvernement:
« Je suis ravie que notre gouvernement a maintenant le pouvoir de retirer des produits dangereux des tablettes de magasins », affirme la ministre Aglukkaq. « Cette nouvelle loi me permet, en tant que mère, de me fier entièrement aux jouets et aux produits que je donne à mon enfant », ajoute-t-elle.
Cette loi a pour objet de protéger le public en remédiant au danger pour la santé ou la sécurité humaines que présentent les produits de consommation qui se trouvent au Canada, notamment ceux qui y circulent et ceux qui y sont importés, et en prévenant ce danger.
La Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation n’inclut pas les substances cancérigènes. Pourtant, la présence d’une substance cancérigène dans un produit répond manifestement à la définition de « danger pour la santé humaine » de la Loi.
La Loi définit « danger pour la santé ou la sécurité humaines » comme un risque déraisonnable — existant ou éventuel — qu’un produit de consommation présente au cours ou par suite de son utilisation normale ou prévisible et qui est susceptible de causer la mort d’une personne qui y est exposée ou d’avoir des effets négatifs sur sa santé — notamment en lui causant des blessures —, même si son effet sur l’intégrité physique ou la santé n’est pas immédiat. Est notamment visée toute exposition à un produit de consommation susceptible d’avoir des effets négatifs à long terme sur la santé humaine.
À quoi la Loi s’applique-t-elle? Elle s’applique à un éventail de produits et inclut des restrictions concernant certains produits chimiques tels que la quantité d’adoucisseurs chimiques qu’un bébé peut ingérer par le biais de jouets en vinyle. Mais là encore, il n’informe pas le consommateur que ces produits chimiques sont connus pour être des perturbateurs endocriniens, ni que l’un d’eux (DEHP) est “raisonnablement envisagé comme un produit cancérigène humain”vi [Traduction libre].

NOUVEAU: Une étiquette mondialement reconnue pour le cancer développé par les Nations Unies.
Voici le pictogramme proposé par le Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques (SGH) pour les produits cancérigènes; un sensibilisant respiratoire, une substance reprotoxique, ou un mutagène.
Le SGH se donne pour mandat d’harmoniser l’utilisation des étiquettes dans le monde et les Nations Unies ont d’ailleurs déclaré que « le public cible du SGH comprend les consommateurs, les travailleurs, y compris ceux du domaine du transport, et les services d’intervention en cas d'urgence ». Nous ignorons encore comment l’étiquette ci-dessus sera utilisée sur les produits. Selon le site internet de Santé Canada, le Canada commence le processus d’harmonisation au cadre du SGH. Le Canada se doit d’agir rapidement afin de s’assurer que cette étiquette, ou d’autres symboles clairement définis apparaissent sur les produits vendus au Canada contenant des substances cancérigènes connues ou présumées, indépendamment de la façon dont nous y sommes exposés. Le Canada devrait aller de l’avant avec la législation nationale afin d’ordonner que de tels symboles soient intégrés dans la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. Le public a le droit de savoir MAINTENANT si des substances cancérigènes connues ou présumées se trouvent dans les produits qu’il achète.
Nous ne voyons pas pourquoi le public canadien ne devrait pas avoir le droit de savoir au sujet des substances cancérigènes présentes dans un produit. C’est d’ailleurs la loi en Californie depuis 1987.
Le droit de la Californie de savoir au sujet des substances cancérigènes et reprotoxiques. Le meilleur exemple du droit du public de savoir au sujet des substances cancérigènes présentes dans les produits nous vient de l’État de la Californie. C’est le Safe Drinking Water and Toxic Enforcement Act de la Californie (la « Proposition 65 »).

La Proposition 65 exige de l’État qu’il publie une liste de produits chimiques connus pour causer le cancer ou des malformations congénitales ou encore tout autre trouble de la reproduction. Cette liste, qui doit être mise à jour au moins une fois par année, s’est allongée jusqu’à inclure approximativement 800 produits chimiques depuis sa première publication en 1987.
La Proposition 65 exige que les entreprises avisent les citoyens californiens au sujet d’importantes quantités de ces produits chimiques se retrouvant dans les produits qu’ils achètent, dans leur maison ou sur leur lieu de travail, ou qui sont libérés dans l’environnement. En fournissant cette information, la Proposition 65 permet aux citoyens californiens de prendre des décisions éclairées afin de se protéger de l’exposition à ces produits toxiques. La Proposition 65 interdit également aux entreprises californiennes de déverser sciemment d’importantes quantités de produits chimiques listés dans les sources d’eau potable. En voici un exemple.
Q. Quels genres de produits contiennent une substance cancérigène connue ou présumée?

Le rapport du US. National Toxicology Program fournit des exemples d’où les substances cancérigènes sont utilisées dans les produits et le rapport du Breast Cancer Fund : L'État des connaissances fournit des exemples d’où les substances chimiques connues pour être liées au cancer du sein sont trouvées dans les produits.
En voici quelques exemples:
+ Le perchloroéthylène utilisé dans le nettoyage à sec et les produits détachants
+ Les extraits de placenta utilisés dans les revitalisants pour cheveux, les shampoings
et autres produits de toilettage
+ Le dioxyde de titane utilisé dans les écrans solaires et le maquillage minéral. Les
nanoparticules de dioxyde de titane sont particulièrement préoccupantes
+ Le triclosan utilisé comme agent antibactérien dans les savons, dentifrices, rince-bouches
et autres produits d’hygiène personnelle.
+ L’uréthane utilisé dans les produits de soins pour cheveux (mousses, gels, pulvérisateurs),
les écrans solaires, le vernis à ongles, le mascara, le fond de teint
+ Le 2,4 D ester utilisé dans les pesticides domestiques et les produits de désherbage
+ Le dichlorvos utilisé dans les colliers pour chiens et les bandes antiparasitaires
+ Le formaldéhyde utilisé dans les colles, scellants, l’isolation, les shampoings pour animaux,
les ingrédients inertes contenus dans les pesticides
+ Le chlorure de méthylène (dichlorométhane) utilisé dans les produits pour automobiles, les adhésifs,
les dissolvants à peinture, les bombes aérosoles, l’herbicide domestique
+ L’acide nitrilotriacétique utilisé dans les nettoyants à tapis
+ Le styrène utilisé dans la peinture pour intérieur, les adhésifs, les imprimantes à jet d’encre
+ Le lindane – utilisé pour contrôle les poux
+ Le DEHP ou phtalate de bis(2-éthylhexyle); 95% est utilisé comme plastifiant dans le plastique
polyvinylchloride (PVC)
D’autres substances énumérées incluent l’alcool et les phytoestrogènes, trouvés dans les produits à base de soya. Ce genre d’information qualificative et explicative pourrait être inclut dans l’étiquette. Même si les détails restent à être travaillés, l’utilisation de plus en plus populaire des codes-barres et des liens internet rendent ce projet possible. Le plus important est que l’information soit activement disséminée au public pour que nous puissions faire des choix éclairés.
Q. Pourquoi le gouvernement permet-il l’utilisation de substances cancérigènes dans les produits ainsi que dans le processus de fabrication?
La façon traditionnelle de mettre en place une politique sur les produits chimiques est d’établir quelle est l’exposition qu’une personne recevra d’un produit chimique. Comme les scientifiques affirment parfois : « Même l’eau peut vous tuer si vous en buvez trop ». Cela implique que les risques de n’importe quel produit chimique sont relatifs et c’est ce qui est dangereusement simpliste – particulièrement lorsque nous savons comment les produits chimiques dangereux interagissent avec les êtres vivants sont, comment ils peuvent persister dans l’environnement et dans nos corps et comment ils peuvent entraîner la mutation de nos cellules et causer de grands dommages sur la santé humaine. Nous ne nous concentrons pas assez sur la « substitution informée » ou sur la recherche de produits sécuritaires afin de remplacer les substances cancérigènes connues et les autres produits chimiques dangereux. Au lieu de cela, nos politiques actuelles concernant les produits chimiques essaient de limiter notre exposition. C’est un cadre de plus en plus inefficace et obsolète des politiques sur les produits chimiques au sein des compagnies et du gouvernement. Par exemple, des preuves continuent d’être amassées concernant les effets perturbateurs hormonaux de l’exposition à faible dose (à des niveaux infinitésimaux) au bisphénol A (BPA), un produit chimique que l’on retrouve dans les produits en plastique de polycarbonate, comme les bouteilles pour bébés, la doublure des boîtes de conserve et les reçus de caisse. Des recherches en laboratoire ont démontré que ce produit chimique oestrogénique est de plus en plus lié au cancer du sein. Nous ne devrions pas utiliser ce produit chimique et, comme priorité immédiate, le gouvernement et l’industrie et le gouvernement devraient prioriser l’élimination de ce produit chimique à l’aide de produits chimiques ou autres produits alternatifs dont la sûreté a été éprouvée.
La simple vérité est que les produits toxiques entrés doivent aussitôt ressortir (« Toxic in = Toxic out »). De plus en plus d’études démontrent que la poussière de la maison est contaminée tant avec les substances cancérigènes qu’avec d’autres produits chimiques dangereux. Les exemples incluent les résidus de perchloroéthylène retrouvés sur les vêtements que vous rapportez à la maison du nettoyage à sec, les produits chimiques qui lessivent le rideau de douche en vinyle ou les tuiles en vinyle de votre maison, les produits chimiques retardateurs de flamme dans votre sofa ou dans les coussins en mousse de polyuréthane peuvent se retrouver partout dans la poussière de la maison. Les enfants et les bébés sont particulièrement exposés à ces produits chimiques.
Q. Mais si ces produits chimiques sont toujours utilisés, alors ne sont-ils pas utiles dans le secteur manufacturier et dans notre économie?
Les compagnies responsables peuvent masquer les ingrédients contenus dans leurs produits et s’obliger à remplacer les produits chimiques dangereux avec des alternatifs sûrs. Nous savons que des stratégies commerciales saines sont possibles.
Q. Que puis-je faire pour agir?
Parlez à un membre du Parlement de la pétition.
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Devenez un détective chimique. Allez sur le site internet du fabricant et voyez s’il vous donne de l’information sur leurs politiques sur les produits chimiques. Appelez ou envoyez un courriel au service d’aide à l’information pour le consommateur. Demandez-leur s’ils utilisent des substances cancérigènes connues ou présumées dans leurs produits et demandez-leur une déclaration écrite à cet effet.
i M. Mirolla. The Costs of Chronic Disease in Canada. The Chronic Disease Prevention Alliance of Canada. 2004.
ii American Cancer Society. http://www.cancer.org/Cancer/BreastCancer/OverviewGuide/breast-cancer-overview-what-causes
iii Janet Nudelman and C. Engel. State of the Evidence: The Connection between Breast Cancer and the Environment. Breast Cancer Fund. 6th editon. 2010.
iv Report on Carcinogens. 12th Edition. 2011. US Department of Health and Human Services. Public Health Service. National Toxicology Program. http://ntp.niehs.nih.gov/ntp/roc/twelfth/roc12.pdf
v Strategies for the Reduction and Control of Environmental Carcinogens in Canada: What’s Happening? What’s Missing? Cancer Care Ontario. 2005 available at http://www.cancercare.on.ca/common/pages/UserFile.aspx?fileId=13506
vi Report on Carcinogens. Op cit. page 156